Regard sur le suicide

 

 

 

Introduction

 

 

 

Madame, Monsieur,

 

Avant de commencer,  je tiens à vous dire que ce texte n’a aucune prétention littéraire.

 

Il évident que ma perception du suicide ne relèvera pas de la psychologie moderne involutionnaire, même si je me sers d’un langage qui s’y apparente.

 

Malgré tous les efforts que la psychologie moderne met de l’avant pour tenter de résoudre ce « vent de mort » qui afflige les jeunes et même nos aînées, il n’en demeure pas moins que le phénomène grandit. Les psychologues devront, en tant qu’individus, essayer de mettre de côté ce qu’ils ont appris à l’école et  commencer à investiguer ce problème « occulte » à partir d’eux-mêmes, ou à partir d’une information non-entachée du lien subliminal  qui existe entre le mental inférieur de l’homme et les plans de la mort.

 

 

Ce qui sera dit ici ou écrit ailleurs dans cette veine, ne devra pas être saisi comme une croyance, mais comme un outil d’investigation à l’intérieur duquel, chaque individu se verra confronté à une lutte entre ce qu’il sait vraiment et le doute de son savoir. Ce doute est la subtile manipulation  de forces anti-vie dans son mental qui trouvent refuge dans le « libre-arbitre » de l’homme, sous le couvert du « JE ».

 

Je tiens ici à dire que mon intervention n’a pas pour  objectif de donner une preuve à «l’establishment psychologique » du bien-fondé de l’existence des plans subtils, ni du trafic incessant de formes-pensées qui envahissent la psychologie humaine et qui prennent leur source sur le plan de la mort. Cependant, je tiens à souligner que l’urgence du problème du suicide dans le monde devrait nous amener à mettre quelque peu en veilleuse nos orgueils intellectuels et spirituels, lesquels, de toute évidence, n’ont pas su freiner les ardeurs du problème qui nous intéresse ici.

 

Donc, l’objectif de mon intervention sera de vous donner une information suffisamment libre du plan de la mort pour jeter un regard nouveau sur la réalité du suicide et de ceux qui y songent.

 

 

Regard sur le libre-arbitre

 

Pour faire une étude objective et valable du suicide, il faut jeter un regard sur le phénomène du libre-arbitre dans l’homme. En termes de liberté personnelle, l’homme considère le libre-arbitre comme quelque chose d’absolu. Cependant,  lorsque nous jetons un œil honnête sur nos vies, nous nous rendons vite compte qu’il existe un écart considérable entre ce que les individus désirent et ce que la vie propose, d’où cette anxiété existentielle lui fouettant l’esprit sans relâche. L'homme sensible d’aujourd’hui sent, de plus en plus, qu’il n’a pas en main toutes les cartes nécessaires afin de faire une lecture claire de la trame qui se joue derrière les murs de la matière qui sous-tendent sa condition humaine actuelle.

 

Si nous regardons le phénomène du libre-arbitre sous l’œil du supramental, nous nous apercevons rapidement de sa  limite relative. Le libre-arbitre est un phénomène imposé à l’homme sous forme d’une programmation. Même si les individus ont l’impression d’une très grande latitude dans leur vie, il n’en demeure pas moins que cette liberté est relative et non absolue, tel qu’ils le prétendent. Pour renforcer ce constat, prenez l’exemple d’un chien auquel vous attachez une laisse suffisamment longue pour lui laisser croire en sa liberté et son bonheur. Ceci fait en sorte qu’il garde un certain équilibre moral l’amenant à optimiser sa programmation. En fait, ce chien en arrive même à vous affectionner.

 

D’une certaine manière, il en est de même pour l’homme actuellement. L’individu tient à son libre-arbitre sécurisant et douillet, renforcé par le mot « JE », qui lui donne cette impression de liberté. Ce « JE » lui donne suffisamment d’équilibre entre le mental et l’émotif pour l’aligner vers une certaine progression dans sa vie et ainsi exprimer une certaine forme d’individualisme égoïque. À ce stade, nous pouvons dire que l’illusion du libre-arbitre a créé l’ego. Donc, ce « JE », imposé dans son mental à travers l’ego pour l’expérience de sa programmation, déroule le tapis rouge à des forces anti-vie qui se manifestent à travers des entités dans l’astral (monde de la mort) ayant des liens karmiques avec l’individu dans la matière.

 

Ceci étant dit,  en ce début du XXI siècle, certains hommes, de par leur évolution, commencent à ressentir les limites du libre-arbitre et à entrevoir leur propre liberté au-delà de l’influence astrale sur leur mental. Cette liberté les amènera à se dégager du sein d’une humanité anémique et de pénétrer, enfin, leur propre territoire psychique. Dans son propre territoire psychique, l'homme devient  individualisé au lieu de sombrer dans une forme d’individualisme où il est inconscient de l’influence des plans subtils astraux sur son mental et son émotif et ce, sous le paravent du libre-arbitre.

  

 

 

Cheval de Troie

 

Tout en continuant ainsi de faire l’étude de la mécanique occulte de la pensée humaine, nous nous rendons graduellement compte de la sournoise infiltration de formes-pensées dans notre mental. D’ailleurs, lorsque vous discutez créativement avec une personne qui a tenté de se suicider, elle vous avouera, durant  la discussion, qu'au cours des années, son mental  s’est senti progressivement encerclé  d’une suite de pensées minant sa volonté petit à petit  pour ainsi trouver dans le suicide, la seule porte de sortie valable. Inconsciemment, l'individu voit dans son geste un acte volontaire à poser en réaction contre le viol de son territoire psychique.

 

Foncièrement, l’individu dans la matière veut tenir le volant de sa vie. En fait, l’homme dans la matière a la possibilité d’évoluer, c’est-à-dire de reconnaître qu’il est autre chose que ce que les sens veulent bien lui rapporter. D’ailleurs, cette reconnaissance qu’il existe au-delà des murs de la matière, d’autres mondes qui sous-tendent sa condition humaine actuelle, amènera l’individu à des chocs de réalisations et à une colère de l’esprit. Cette colère  renversera graduellement  sa relation inconsciente psychologique avec les plans pour l'amener vers une relation consciente intelligente qui le libérera de son libre-arbitre. Ce dernier est trop souvent employé comme cheval de Troie par les entités habitant le monde de la mort qui se manifestent ou infectent son mental, par le biais de sa pensée réflective.

 

L'homme dans la matière fait ce qu’il peut pour avancer dans la vie et il en est de même des entités dans le monde de la mort. L’individu qui s'incarne se trouve sous les lois de son monde, c'est-à-dire qu'il est prisonnier de l’espace. L’homme qui meurt se retrouve sur les plans astraux correspondant  à sa vibration et est soumis aux lois de ce monde, c'est-à-dire qu'il est prisonnier du temps, d’où sa souffrance. C’est dans la matière que l’homme peut évoluer rapidement, même si cela peut lui sembler très long. Les entités dans l'astral souffrent énormément du temps. L’enfer astral, c’est le temps. Pour accélérer leur processus, ils se greffent à la matière par le biais du mental de l’homme et ainsi, se payent une vie au travers de l’homme, sous le couvert du libre-arbitre. Pour des raisons de survie de leur monde, jamais les entités dans le monde la mort n’avoueront cette condition. Il devient évident à ce stade de notre étude, que plus l’homme se conscientise, plus l’astral réagit.

 

Il est très difficile pour l’ego inconscient, conditionné à ce mode de fonctionnement, de réaliser le jeu subtil du « Je » imposé à son mental qui lui crée l’illusion d'un libre-arbitre, lequel est essentiel à l’équilibre émotif et mental de sa personnalité durant la période involutive.

 

Mais, en  passant de l’involution à l’évolution, l’individu verra se dissoudre, peu à peu, les voiles du libre-arbitre qui l’ont

naturellement empêché d’accéder à sa « Liberté ».

 

 

 

Viol psychique

 

Nous disions précédemment que l’individu suicidaire était envahi progressivement, au fil des ans, par des formes-pensées lui enlevant, petit à petit, sa volonté. Non seulement cette personne doit vivre constamment le ressac de ces intrusions dans son mental, mais il doit aussi, dans un même temps, supporter,  dans la solitude de sa souffrance, le choc de réalisation du théâtre qui se joue derrière son libre-arbitre.

 

Vivant ainsi cette double condition, l’égo dans la matière se voit très souvent aspiré par le monde de la mort. Par contre, si ce même ego avait la possibilité d’avoir accès à une information objective des plans, il réaliserait l’urgence de sa liberté réelle  et désamorcerait, du même coup, son angoisse existentielle créée, à son insu,  sous le couvert du libre-arbitre.

 

Découlant de cette réalisation, cet être développerait une « haine vibratoire » contre ces forces dans l’homme au lieu de la retourner contre lui-même, tel que l’on peut  malheureusement le constater dans le monde d'aujourd'hui.

 

Ainsi, l'homme saurait enfin que l’astral est assis confortablement dans la croyance de son libre-arbitre, ce dernier étant le paravent parfait pour le violer psychiquement et, du même coup, l’empêcher d’accéder à sa propre lumière.

Le monde la mort

 

À ce stade de l’explication, il faut comprendre que l’astral ou le monde de la mort est un plan ou une forme de vie navigant à travers le mental inférieur de l’homme inconscient, devenant ce qu’il appelle sa pensée, une pensée non objective, toujours sous le couvert du libre-arbitre.

 

Les morts, pour des raisons de conditionnement, ne vous diront jamais les limites de leur plan. Ici, je m’adresse à ces gens sensibles qui ont cette faculté de communiquer avec les plans. Un jour, les médiums devront couper les ponts avec le plan astral pour pénétrer l’infinitude de leur propre esprit. Les morts ont beaucoup plus besoin de nous que nous d’eux. L’orgueil spirituel de l'homme est un chemin pavé qui permet aux entités de l’infecter de connaissances avec lesquelles il se pète les bretelles pour ensuite, au nom de la vérité, infecter à son tour, d'autres hommes.

 

Plus l’individu se conscientise à sa vraie nature, plus les morts perdent de leur pouvoir. Par conséquent, tout sera mis en œuvre par le monde de la mort pour tenter de rétablir son pouvoir, d’où l’importance pour l’ego dans la matière de ne pas croire.

 

Dès que l’homme meurt et se retrouve sur les plans de la mort ou le plan astral, il est subitement pris en charge par un gouvernement anti-vie dont les lois sont réfractaires à l’évolution. De plus, l’individu qui passe par l’expérience du suicide, réalise, très tôt dans son périple, qu’il a été dupé. La souffrance qui en découle l’amène dans des zones astrales de très basses vibrations où la lumière astrale est presque qu’inexistante et où les regrets ne peuvent rien changer à la condition de l’égo désincarné et ce, pour une très longue période de temps.

 

L’anecdote suivante viendra illustrer de belle façon, si je peux m’exprimer ainsi, la condition post-mortem du suicidé : une très bonne amie à moi, d’une très grande sensibilité, café d’une main et un bon livre de l’autre, se relaxait d’une journée de travail plutôt éreintante, lorsque la sonnette d’entrée brisa la quiétude dans laquelle elle s’était engouffrée depuis un bon moment déjà. Quelques secondes seulement ont fallu pour aller ouvrir la porte et ainsi être témoin d’une scène que jamais elle ne pourra oublier. Dans l’escalier menant à son palier, elle vit sa meilleure amie monter les marches à quatre pattes, tentant de s’agripper désespérément à chacune d'elles et la dévisageant  avec un regard la suppliant de l’aider. Simultanément, le téléphone sonna et on lui annonça que sa meilleure amie s’était enlevée la vie.

 

Il était trop tard pour son amie. Et pour combien d’autres, il fut aussi  trop tard…

 

 

Pourquoi tant de suicides

 

Pour tenter de comprendre quelque peu la situation du suicide dans le monde, il faut élargir son champs de vision au-delà du temps psychologique. L’explication objective du suicide trouve sa source dans la dynamique des forces de vie et des forces retardataires dont l’homme incarné, sensible mais inconscient, représente le point d’intersection.

 

Or, il faut réaliser que l’homme est arrivé à un stade de sa progression dans la matière où il est suffisamment mûr pour absorber une nouvelle impulsion qui lui permettra d’accéder à sa liberté réelle. Ces forces de vie qui descendent sur la terre actuellement n’ont pas d'autres mandats que celui d’éveiller l’individu à sa propre intelligence. Une intelligence jadis voilée depuis la fin de la race adamique où l'homme fut coupé des plans supérieurs de l’évolution, pour des fins d’expérience de la matière. La reconnexion actuelle avec les forces de vie ne se fait pas sans heurt.

 

Dans sa progression involutive dans la matière, l’homme n’avait eu que des représentations symboliques de l’invisible, avec lesquelles il avait un rapport purement spirituel. Aujourd’hui comme dans l’avenir, l’individu aura un rapport d’égal à égal avec ces forces qui, dans le passé, ont institutionnalisé la forme spirituelle afin de  garder les hommes en ligne.

 

Il est su et connu sur les plans de la mort, que l’homme est en voie d’évolution, c’est-à-dire en processus de reconnexion avec son origine. En ce début de XXI siècle,  l’individu dans la matière est le point focal de forces de vie qui veulent l’extraire de sa condition de vie actuelle; d’autre part, il est aussi aspiré par des forces retardataires involutives qui cherchent à le garder prisonnier de son ignorance.

 

Ce « point de  tension »  représente actuellement la situation de l’homme.

 

Il est, sans contredit, évident que l’homme cartésien moderne, assis confortablement sur son équilibre mental et émotif, ne peut que trop bien se défendre dans la vie; ce qui est bien en soi. Par contre, lorsque les forces de vie commenceront à faire vaciller cet équilibre, ce même homme se verra dans l’obligation de reconnaître, peu à peu, la prison dorée du libre-arbitre. Cependant, je m’adresse surtout aux gens sensibles qui sont au front de cette descente d’énergie et qui peuvent souffrir de cette condition car, historiquement, ces gens sensibles ont toujours été les boucs émissaires de la pédante ignorance de la majorité.

 

 

 

Nouveau regard

 

Ces nouvelles données sur le suicide qui descendent vers la terre en ce moment, n’ont pas l’intention d’être reconnues, mais tiennent à être connues à l’individu sensible. Ces informations ne recherchent pas la confrontation avec un establishment quelconque; ce temps est révolu. Ceci s’adresse à des individus suffisamment ancrés dans leur identité, pour jouer le rôle d’interface entre un plan de réalité au-delà du monde de la mort et le plan matériel.

 

Cette conscientisation graduelle des plans qui sous-tendent la matière, ne pourra se faire de façon globale pour l’instant, mais se fera au travers d’individus ayant la capacité d’absorber de nouvelles données qui sortent des cadres de la mémoire de l’âme.

 

L’homme, en tant qu’individu, pourra enfin se libérer  du joug de sa relation avec les plans de la mort et ainsi disséquer l’occulte qui l’assujettissait par le biais de sa pensée subjective. La conscience de l’homme déchirera les rideaux servant aux forces retardataires à garder le pouvoir sur lui.

 

L’invisible n’aura plus cet aura de mystère qui servait d’appât à la naïveté spirituelle de l’homme. D’autre part, l’homme rationnel, se croyant à l’abri,  est tout aussi infecté par cet invisible qui lui a fait croire en son inexistence. Il nous faut constater l’urgence d’un nouveau regard pouvant jeter un peu de lumière sur les deux sœurs de la connaissance qui, tout compte fait, n’ont pu, à cause de leur orgueil respectif, être en mesure de voir clair dans la trame qui se jouait derrière le mécanisme de la pensée et ainsi, expliquer à l’homme les intrusions dans son mental qui l'amènent, petit à petit, vers le suicide.

 

Il a déjà été dit que l’individu ne se suicide pas seul; il est amené vers le suicide. Ceci implique, de la part d’hommes incarnés dans la matière, de reconnaître  ce fait avec intelligence et de repousser, de plus en plus, les effluves venant d’un monde où la survie de celui-ci dépend du caractère inconscient de l’homme dans la matière.

 

Les entités du monde de la mort savent très bien que l’homme est en voie d’évolution. Beaucoup de ces morts perçoivent ceci avec beaucoup de sagesse et attendent, en souffrance, le moment de regagner la matière afin d’avoir la possibilité de fusionner avec leur lumière. Par contre, pour la plupart d’entre eux qui vivent dans ces déserts de solitudes, comme disait un de mes amis, il s’installe un vent de panique face à la conscientisation de l’homme matériel, un peu comme si nous, dans la matière, en arrivions à manquer de nourriture. Cet état de tremblement dans l’astral est ressenti sur la terre, en ce moment, par l'entremise de l’augmentation de la maladie mentale sous toutes ses formes.

 

Conseil aux spéculateurs: ouvrez-vous un bureau de consultation en psychologie;  le marché sera à la hausse.

 

 

Le dernier droit

 

Nous disions précédemment que la condition humaine actuelle se trouve à l’intersection de forces créatives et de forces retardataires. Avant ce constat, l’homme vivait doucement le statu quo de son inconscience. Conséquemment, un déferlement d’énergie astrale prend place dans son mental et crée de plus en plus  d'états psychologiques qui vont de la simple dépression à des cas de perte totale de volonté sur l’organisation de sa vie matérielle et où l’entité en arrière plan en vient à lui dicter sa volonté.

 

Ces faits sont suffisamment décrits dans les annales de la psychologie moderne où des gens avouent avoir « entendu une voix » leur disant de mettre fin à leurs jours ou de poser des gestes d’insanité qui vont contre la sensibilité de base de la collectivité. Il ne s’agit pas ici de pointer du doigt les efforts des psychologues, mais de mettre au jour la mécanique de ce phénomène.

 

L’astral réagit au processus de conscientisation orchestré par des intelligences sur des plans au-delà du monde de la mort, dont l’homme représente la contrepartie matérielle. Cette réaction des forces lunaires ou astrales entraîne dans son sillage, une grande quantités d’êtres humains sensibles, qui cherchent  désespérément à retrouver l’équilibre du statu quo d’antan. Plusieurs personnes ne peuvent plus supporter cette tension interne et espèrent trouver dans la mort, la paix tant recherchée. Cette impression de paix fondra comme neige au soleil lorsqu’ils marcheront dans ce « désert des solitudes » que représente le bas astral, et où habitent les âmes de basses vibrations. Pour des raisons de survie, ces âmes chercheront, à leur tour  à se greffer, par liens karmiques, au mental de l’homme dans la matière et ainsi perpétuer le jeu des forces réfractaires à l’évolution.

 

À ce stade, nous pouvons dire  qu'au niveau de l’agenda cosmique, l'astral est dans le dernier droit. Le bombardement se fera sans cesse jusqu’à la fin du cycle où, pour la première fois sur la terre, des hommes totalement conscientisés mettront un terme à cette condition. Ainsi, ces nouveaux hommes pourront créativement  aider  leurs « frères » prisonniers du temps.

 

 

L’œil de l’aigle

 

Aujourd'hui, les statistiques démontrent clairement que la maladie mentale, sous toutes ses formes, est au centre de la problématique du suicide. C’est-à-dire que les « troubles mentaux » sont un facteur prédisposant chez bon nombre de personnes décédées par suicide.

 

D’autre part, il faut se rendre compte de l’augmentation de l’influence des sciences dites occultes dans la vie des hommes, particulièrement à travers le cinéma, la télé, les jeux de rôles et autres. Cette démocratie des sciences du psychisme et de leur impact chez les jeunes et moins jeunes, mais particulièrement chez les jeunes, sert de catalyseur aux forces astrales retardataires. Les jeunes voient, dans l’attrait de ces sciences, une nouvelle forme de connaissances pouvant mieux s’adapter à leur vision nouvelle de la vie.

 

Effectivement, nous assistons  à une expansion de la conscience chez nos jeunes, à un agrandissement de leur perception qui dépasse celle des générations précédentes. Nous devons, en tant qu’éducateurs, parents, psychologues conscientisés, appuyer ces jeunes dans cette accélération du processus d’évolution. De plus, nous devrons passer au tamis de notre esprit ces nouvelles formes de connaissances qui déferlent et qui pénètrent la conscience de la masse.

 

Il nous faut garder un œil vigilant sur ce à quoi nos jeunes  s’intéressent et de quoi ils s’imprègnent. Ce n’est pas nécessairement la porte de sa chambre qu’il faut verrouiller à l'heure du couvre-feu, mais il faut  marcher à ses côtés en esprit afin de lui faire réaliser sa propre puissance pour qu'il ferme, par lui-même, les portes de son mental à des formes-pensées qui n’ont rien à voir avec son évolution réelle. Il développera donc son  discernement vis-à-vis ces formes-pensées qui profitent de la nouvelle sensibilité embryonnaire de ces jeunes, à l’aube d’une nouvelle race. Trop souvent, ces jeunes, ne pouvant pas retrouver dans la matière une instruction valable, se retrouvent dans un cul-de-sac psychologique qui les amènent inexorablement vers la mort.

 

Il ne s’agit pas ici de simplement nier l'existence de  l’invisible pour régler le problème, mais d’en faire, pour la première fois, une étude approfondie et rigoureuse pour ainsi mettre au jour la relation inconsciente entre l’homme dans la matière et les plans subtils. Il est certain qu’il vous faudra des épaules suffisamment solides pour supporter la solitude de votre recherche, car ce nouveau  regard que vous poserez sur l’invisible ne se fera plus à travers le filtre d’une spiritualité naïve  ou celui d’un l’intellect orgueilleux, mais se fera sous l’œil de l’aigle de votre propre esprit qui saura mettre à genoux les forces retardataires.

 

L’assujettissement à la forme

L'histoire qui va suivre est fréquemment utilisée dans le cadre de mes ateliers, car elle permet à celui ou celle qui m’écoute, de saisir les motifs pour lesquels l’homme involutif reste prisonnier de sa pensée. C’est l’histoire de l’œuf de Christophe Colomb.

 

Colomb, alors navigateur pour le compte de négociants, se fixa au Portugal en 1476. N’ayant pas réussi à être appuyé par le roi du Portugal dans son projet de naviguer vers l'ouest pour atteindre le Japon et la Chine, il proposa alors ses services aux souverains espagnols. Il obtint finalement  trois caravelles d'Isabelle la Catholique, afin de traverser ce que l’on appelait à l’époque, la mer des ténèbres parce qu’inconnue. Avant d’obtenir ses vaisseaux d’Isabelle d’Espagne, Colomb traversa une profonde période de découragement. Il fréquenta les tavernes pour noyer quelque peu sa frustration.

 

Ce faisant, au moment d’entrer dans un sale bled, il fut harcelé par un groupe de matelots, totalement ivres, qui se moquaient de lui. À l’époque, tous avaient entendu dire que Colomb voulait traverser cet océan inconnu parce qu’il croyait que quelque chose existait au-delà de celui-ci. Personne n’y prêta foi. Voilà donc notre pauvre homme, seul avec lui-même, occupé à tourner un oeuf entre ses doigts. Les marins aux allures de flibustiers, parce que trop imbibés par l’alcool, lancèrent railleries et sarcasmes à son endroit. Puis, Colomb s’avança candidement dans leur direction et leur posa cette question :

 

« Vous qui semblez être si sûrs de vous, sauriez-vous faire tenir cet œuf debout, sur la table ? »

 

La force des rires augmenta et ces derniers s’entendaient jusqu’à l’extérieur. Sous l’insistance de Colomb, un premier marin empoigna l’œuf dans l’objectif de le faire tenir verticalement sur la table. Évidemment, aussitôt sa main retirée, l’œuf roula. Un autre acolyte s’essaya. L’œuf refusa de demeurer en place. Puis un troisième, un quatrième, un cinquième, jusqu’à ce que tous eurent tenté de le faire tenir debout, sans jamais y parvenir. L’un d’eux s’exclama :

 

« Toi Colomb, si tu es aussi habile que tu le prétends, fais- le donc tenir debout ! »

 

Sans mot dire, Christophe Colomb prit l’œuf dans sa main droite et, sous l’œil attentif des observateurs, il le frappa adroitement sur sa base de manière à casser légèrement la coquille. L’œuf tint debout ! Sous les réactions répressibles de ses congénères qui rejetèrent la démonstration et lui reprochèrent la non-validité de l’expérience à cause de la coquille brisée, Colomb conclut :

 

« Vous voyez, pour réussir de grandes choses dans la vie, il faut parfois briser les chaînes qui retiennent notre pensée. »

 

Il venait de démontrer que pour avancer dans la vie, il fallait que ces marins apprennent à briser la forme, la structure dans laquelle ils évoluaient, afin de pouvoir accéder à de nouveaux horizons.

 

Colomb lança ses navires dès le 3 août 1492, à partir du port de Palos, et le 12 octobre suivant, il découvrit ce qu'il est convenu d’appeler « Le Nouveau Monde ».

 

 

 

Conclusion

 

La réalité dépasse inéluctablement le cadre de nos conceptions spirituelles et cartésiennes de l’univers. L’homme, en tant qu’individu au début de ce nouveau millénaire, est arrivé à un point où l’œuf du carcan involutionnaire commence à se fracturer.

 

Ce faisant, l’homme vivant ce nouvel état de fait, vacille sur sa base. Il ne peut plus retrouver les formes sur lesquelles il s'appuyait par le passé ; il devra trouver en lui-même l’énergie nécessaire pour continuer. Les prochaines générations verront leurs structures s’ébranler sur leur base. L’individu qui saura développer son « nouveau regard » sur les choses, pourra découvrir son centre de gravité pour ne plus être affecté ou infecté par tout ce qui est visible et invisible.

 

Ainsi, l’homme conscient  marchera comme un funambule, à travers ce chaos déguisé en Nouvel Ordre Mondial.

 

Janvier 2000

 

 

 

 

 

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